Tu perds tes cheveux et tu te demandes si tu peux continuer à te colorer sans aggraver les choses ? Je te comprends tellement. Entre l’envie de te sentir bien dans ta tête et la peur de perdre encore plus de longueurs, c’est compliqué. La bonne nouvelle, c’est que tout n’est pas noir ou blanc. Je t’explique tout ça franchement, sans te faire flipper, et surtout avec des vraies solutions.
La vraie question : est ce que la coloration aggrave la chute ?
Avant tout, il faut qu’on soit claires sur un truc essentiel. La coloration ne fait pas tomber tes cheveux depuis la racine. Ce qui tombe naturellement, c’est lié à tes hormones, ton stress, une carence en fer, la génétique ou un déséquilibre quelconque dans ton organisme. Pas à la couleur que tu appliques.
Par contre, les colorations chimiques peuvent provoquer de la casse capillaire. Ça veut dire que tes cheveux se cassent à mi-longueur ou près du cuir chevelu parce qu’ils sont fragilisés, asséchés, abîmés. Résultat, tu as l’impression de perdre encore plus de cheveux, alors qu’en réalité, c’est juste qu’ils se brisent.
Si tes cheveux tombent déjà pour une raison hormonale ou autre, ajouter une coloration agressive par-dessus, c’est un peu comme mettre de l’huile sur le feu. Pas interdit, mais il faut le faire intelligemment.
Pourquoi les colorations classiques posent problème quand on perd déjà ses cheveux
Les colorations permanentes qu’on trouve partout utilisent des agents chimiques costauds : ammoniaque, peroxyde d’hydrogène, résorcinol et d’autres joyeusetés du même genre. Leur job ? Ouvrir les écailles de tes cheveux pour pénétrer en profondeur et changer la couleur durablement.
Le souci, c’est que ce processus fragilise complètement la fibre capillaire. Tes cheveux deviennent poreux, secs, cassants. Et si ton cuir chevelu est déjà sensibilisé par la chute, il peut réagir encore plus mal : irritations, démangeaisons, inflammation.
Résultat, tes cheveux perdent leur élasticité, leur force, leur brillance. Et là, la casse s’installe. Tu te retrouves avec des cheveux qui se brisent dès que tu les touches, que tu les brosses ou que tu les attaches. Franchement, pas l’idéal quand tu cherches justement à préserver ce qui te reste.
Les colorations à éviter absolument
Si tu perds tes cheveux, il y a clairement des colorations à fuir comme la peste.
Les décolorations et les colorations permanentes ultra claires sont les pires. Elles nécessitent une concentration d’agents oxydants beaucoup plus forte, et ça brûle littéralement la kératine de tes cheveux. Même les pros te le diront : c’est la technique la plus agressive qui soit.
Les kits de coloration en grande surface ne sont pas tes amis non plus. Je sais, ils sont tentants parce que pas chers et faciles d’accès, mais la composition est souvent blindée de produits agressifs. Et personne ne dose le produit en fonction de TON cuir chevelu et de TES cheveux.
Il y a aussi certains ingrédients qu’il vaut mieux éviter, notamment la paraphénylènediamine (PPD). C’est un colorant très utilisé dans les teintures foncées, mais il est ultra allergisant et irritant. Certaines femmes ont même perdu 90 % de leurs cheveux après une réaction allergique violente à ce produit. Oui, oui, tu as bien lu.
Dernier point : la fréquence. Si tu te colores toutes les trois semaines, stop. Tes cheveux n’ont même pas le temps de récupérer entre deux applications. Il faut minimum 4 à 6 semaines entre chaque coloration, voire plus si tes cheveux sont déjà affaiblis.
Les alternatives qui ne vont pas te trahir
Bonne nouvelle : tu peux quand même te colorer les cheveux sans tout détruire. Il suffit de choisir les bonnes options.
Le henné, la valeur sûre
Le henné naturel est ton meilleur allié. C’est une poudre de plante qui colore sans agresser. Contrairement aux colorations chimiques, il n’ouvre pas les écailles du cheveu. Il enrobe la fibre capillaire et forme une gaine protectrice.
En plus de colorer, il renforce tes cheveux, leur donne de la brillance et du volume. Certaines femmes qui perdent leurs cheveux l’utilisent même comme soin capillaire pur, sans chercher à changer de couleur.
Attention quand même : il faut du vrai henné, pas les poudres vendues en supermarché qui contiennent des sels métalliques ou d’autres additifs louches. Lis bien la composition. Et sache que le henné fonce les cheveux ou leur donne des reflets cuivrés, il ne décolore pas.
Les colorations végétales
Si tu veux plus de choix de couleurs, tourne-toi vers les colorations végétales authentiques. Elles sont composées de mélanges de plantes tinctoriales comme l’indigo, la garance, le curcuma ou le shikakaï.
Elles agissent comme le henné : elles enrobent le cheveu au lieu de le pénétrer, elles apportent un vrai soin et elles respectent ton cuir chevelu. Certaines marques comme Couleurs Gaïa ou les salons spécialisés type Biocoiff proposent ces formules.
Le truc, c’est que ces colorations ne couvrent pas à 100 % les cheveux blancs sur tous les types de cheveux, et le résultat dépend de ta base. Mais crois-moi, c’est un petit compromis à faire pour garder des cheveux en bonne santé.
Les colorations temporaires ou semi-permanentes
Si tu veux juste raviver ta couleur ou masquer quelques cheveux blancs par-ci par-là, les colorations temporaires sont une option acceptable. Elles ne contiennent pas d’ammoniaque et agissent en surface, sans pénétrer la fibre.
Elles partent au bout de quelques shampoings, c’est vrai, mais elles n’abîment quasiment pas tes cheveux. Parfait pour tester une couleur ou pour un coup d’éclat ponctuel sans risque.
Mes conseils pour te colorer sans tout casser
Si tu décides quand même de passer par une coloration classique, au moins fais-le bien.
Espace tes colorations au maximum. Je te l’ai dit : 4 à 6 semaines minimum, voire 8 si tes cheveux sont vraiment fragiles. Laisse-leur le temps de récupérer entre deux agressions.
Ne te lave jamais les cheveux avant une coloration. Cette petite couche de sébum naturel protège ton cuir chevelu des produits chimiques. Idéalement, ne te lave pas les cheveux 24 à 48h avant le rendez-vous.
Fais un test cutané systématiquement, même si tu utilises toujours la même marque. Tes cheveux et ton cuir chevelu changent avec le temps, surtout en période de chute. Tu n’es pas à l’abri d’une réaction allergique soudaine.
Confie ça à un professionnel si tu peux. Un bon coiffeur adapte le dosage, surveille le temps de pose et utilise des produits de meilleure qualité que ceux des supermarchés. Oui, c’est plus cher, mais tes cheveux te remercieront.
Après la coloration, mets en place une routine de soin béton : shampoings doux sans sulfates, masques nourrissants riches en protéines et en huiles végétales (avocat, argan, ricin), sérum réparateur sur les longueurs. Tes cheveux ont besoin de toute l’aide possible pour se reconstruire.
Et si tu faisais une pause ?
Parfois, la meilleure chose à faire, c’est de lâcher prise. Si tu perds beaucoup de cheveux, que ton cuir chevelu est sensible et que tu sens que chaque coloration aggrave les choses, autorise-toi à faire une pause.
Je sais que les cheveux blancs peuvent te gêner, surtout quand on n’a que 28 ou 30 ans. Mais il y a plein de femmes qui les assument aujourd’hui, et franchement, ça peut être super stylé. Ça dépend vraiment de ta personnalité et de ce que tu as envie de montrer.
Si c’est trop dur psychologiquement, mise sur des alternatives styling : une coupe qui donne du volume, des accessoires sympas (foulards, bandeaux, barrettes), ou même des poudres densifiantes qui camouflent les zones clairsemées sans agresser.
Le plus important, c’est de prendre soin de toi. Tes cheveux, c’est important, mais ta santé et ton bien-être le sont encore plus. Si tu sens qu’il faut faire une pause de 6 mois pour laisser tes cheveux respirer et se régénérer, fais-le. Tu verras la différence.
Voilà, tu as toutes les cartes en main. Oui, tu peux te colorer les cheveux même si tu en perds, mais choisis bien ta méthode et écoute ce que tes cheveux te disent. Ils te parlent, crois-moi. Et surtout, ne culpabilise pas. On fait toutes ce qu’on peut avec ce qu’on a, et c’est déjà énorme.
